30 septembre 2007
Pourquoi je dois vouer un culte éternel à l'inventeur du téléphone portable...
Jeudi dernier,comme mon amoureux venait tout juste d'arriver, j'ai pensé qu'une petite visite ne ferait pas de mal. C'est ainsi que, après avoir envoyé moult messages à Guillaume, je partis toute guillerette prendre "le train de 9h". Il s'agit tout simplement du train qui permet aux banlieusards d'aller travailler. Le train nous cueille à Egham et nous ammène directement à London Waterloo.
En bonne étudiante que je suis, je me précipite vers les guichets afin de pouvoir bénéficier de la carte de réduction. Première déconvenue : le cher employé est pakistanais ou indien. Autrement dit, si l'on habite pas à Londres depuis au moins 30 ans, on ne comprends pas que très peu ce qu'il veut dire. Et quand en plus le client, en l'occurence la cliente, est une ardéchoise fraîchement débarquée, c'est une conversation assez spéciale qui se met en place ! Avec des [wouèraïkènbaïmaïtikètsspliz] et des [yUdontûdRRRRstîd] (je sais mon A.P.I. est assez approximatif!). Bon, en gros, je l'exaspère et lui me donne des boutons tellement qu'il ne fait pas d'efforts pour être un peu aimable.
Deuxième déconvenue : mon billet me coûte plus cher que ce qu'il devait me coûtait initialement. Il devait me revenir à 5£ A/R ; il me revient à 13 £.
Ensuite, jusqu'à Waterloo, tout se passe bien. Je vois la campagne anglaise défilée sous mes yeux emerveillés par tant de beauté... Bon d'accord, je n'ai pas vu grand-chose, le train roulait vite...mais quand même !uand le train est rentré dans la gare de l' Eurostar, les choses ont commençés à être imperceptiblement plus compliqués. Déjà, en Angleterre on est contrôlé dans le train mais aussi à la sortie. Histoire qu'il n'y ait vraiment pas de fraudeurs. Attention, je dis pas que c'est pas bien...D'ailleurs, on comprends mieux pourquoi le déficit national est moins élévé qu'en France.
Q
Guillaume, à ce sujet, m'a rapporté une anecdote qu'il a vécu pas plus tard qu'hier. Il souhaitait prendre un bus mais n'était pas sûr que celui qui était devant lui était celui qu'il devait prendre. Il s'approche malgré tout et demande au chauffeur si c'est bien le bus qui va à Canning Street. Vous vous doutez bien que pour poser cette question, il est monté dans le bus.
Le chauffeur, au lieu de lui répondre de suite redémarre son véhicule et finalement lui dit qu'il n'est pas dans le bon bus et qu'il doit quand même payer. Mon Guitou qui ne l'oubliait pas est stéphanois et ardéchois de coeur se révolte en faisant comprendre au chauffeur qu'il allait descendre à la procahine station vu qu'il s'était trompé et que par conséquent, il pensait ne pas avoir besoin de payer...
C'était sans compter les consignes strictes que doivent appliquer les conducteurs de bus : Tu montes, tu payes !
Bon, trève de plaisanterie, j'étais en train de vous dire que les choses tournaient mal pour moi... Oui,j'essaie de faire durer le suspens... Vous êtes tous pendus à mes lèvres, le souffle coupé... Non, bon, ok, j'arrête.
Je prends le Tube,je traverse la Zone 1,2,3,4. Je fais tous les changements que je pensais devoir faire. La Jubilee Line s'arrête à Stratford. Je sais que je dois descendre une station avant pour arriver à East Ham. East Ham ? C'est là qu'habitent les moines chez qui loge Guillaume. Enfin.
C'est ce que je croyais.Qu'ils habitaient à East Ham.
...
J'arrive entre Le Caire et Bagdad. Toutes les femmes sont voilés de haut en bas, on ne voit que leurs yeux. Bien entendu, je n'ose pas leur demander ma route. Vous me voyez vous, leur demander où se trouve le Friary St Fidelis. Vous voulez que je sois taxée de prosélitisme et que l'on me pende sur la place publique, c'est ça?
Tout étant, j'avise une station de Mini Cabs. Un gentil français rencontré dans le métro m'avait donné pour conseil de prendre un mini cabs si j'étais perdu, car moins cher que les Cabs noirs.
En l'occurence, j'étais perdu ( bon, j'en fait des tonnes, mais quand j'ai demandé ma route, personne ne savait où se trouvait Kilip Close )et je me devais d'appliquer ce conseil si pertinent. Effectivement, la course est pas trop chère : 7£. Le taximan vient me chercher. Il me dit à peine bonjour. Je me crois dans un mauvais film où la jeune fille est enlevée et découpée en morceau... Du coup, je parle, je parle. Je raconte des trucs débiles et je débite tous les stéréotypes de la conduite anglaise que je connais. Du style, " Oh, I'm already afraid when I am in car in Engand [...]" je fais style que j'ai déjà pris une voiture en Angleterre." coz in France, we drive at the right"
Je récolte seulement un "humhum", donc j'arrête là mon babillage et me prépare à mourir dignement. Je suis en train de réciter la prière des martyrs que le driver me dit "here we are...". Je m'attendais à être devant un terrain vague, mais en fait, il me dépose devant un espèce de garage retapé sur lequel on voit écrit " Friary St Fidelis".
Je suis donc rendue ! Toute guillerette soulagée, je saute du minicab et m'emplois à tirer la sonnette de façon à ce qu'on m'entende. Cinq minutes plus tard, un moine m'ouvre et me demande de quoi j'aurai besoin. Quand je lui dis que je suis la fiançée de Guillaume, il dit un truc comme "....leaves...." . Je fais semblant de pas comprendre. Il m'ammène dans une salle où l'on peut discuter avec les prêtres et me dit qu'il va chercher Father Raphaël. Intérieurement, je suggère "Guillaume plutôt, non?". Mais non.
Quelques minutes plus tard, je vois un gentil moine arrivé vers moi. Je le regarde de plus près des fois qu'ils m'auraient enrolé mon Guitou ! Non, l'examen étant fini, je suis rassurée, ce n'est pas Guillaume. Les cheveux rasés, oui c'est Guillaume, mais là, y a plus de cheveux : c'est pas mon mien. Des lunettes, pas encore, la barbe... peuchère...Gui devra repasser... C'esssssst bon. Je peux l'écouter.
Et en fait, c'est pas bon. GUILLAUME EST PARTI. Ce matin à 9h30.
J'essaie de me calmer. "Surtout, tu pleures pas, tu pleures pas..."
_ Heu, c'est étrange car Guillaume m'a demandé de venir le voir.
_ Je vous assure Mademoiselle, il est parti. Mais si ça peut vous rassurer, il va très bien !
_ Bon, ben je vois qu'il ne me reste plus qu'à lui écrire un petit mot alorheuheuheu...sniff-excusezzzz-heuehu.( en fait, j'éclate en sanglot là ;) )
Et Père Raphaël, en bon philosophe : Voilà votre papier et un mouchoir pour sécher toutes ses larmes... Allez Mademoiselle, il ne faut pas se mettre dans un état pareil..."
C'est là que je me dis que ça se voit vraiment que les moines n'ont pas d'enfants !! Mais oui, on ne dit JAMAIS à un enfant d'une vingtaine d'années soit-il "il ne faut pas se mettre dans un état pareil " !! Ca fait couler les larmes, une phrase de ce type !!!
Une tasse de thé plus tard, je vais mieux. Je peux enfin profiter des personnes qui m'entourent. Une dame d'une soixantaine d'année aide les moines à servir la soupe et le thé aux personnes qui viennent voir les moines. Là, elle m'avise et me demande si je suis la soeur d'Elodie & Marie, la belle-soeur de Pierre-Philippe. Le temps d'une seconde, je me suis demandée si je n'allais pas connaître l'identité de mon arrière-grand-père tellement que j'étais sûre qu'elle allait me sortir mon arbre généalogique. Mais non, elle s'est arrêtée là. En entendant ma réponse positive, elle rayonnait de joie !! ( Les filles et Pierre, elle vous adore soit dit en passant! ). J'ai cru comprendre qu'elle voulait venir en Ardèche, et que...heu...y a de la neige à Noël en Ardèche. Humhum...
"Heu, ouioui" me suis-je entendue dire. Je sais pas qui est la personne qui lui a racontait ça mais j'ai pas osé lui dire qu'il ne neige pas beaucoup par chez nous... Au pire, Marie, tu disperseras du coton dans ton jardin, hien ? ;)
Bon, c'est pas le tout mais je veux voir Guillaume,moi. Comme le Père Raphaël me l'a indiqué, il doit être dans le quartier de l'ambassade de France. "Avec un peu de chance, vous arriverez à vous rencontrer..." qu'y me dit le Père Raphaël. Moi, je me dis que les prêtres disent souvent vrai alors je me dirige vers l'autre côté de la ville. Le quartier chic, très cher ami.
Mais là, pas de bol. On se loupe à une rue près. Et pourtant Dieu sait si j'étais déterminé à le retrouver. Je me suis ridiculisée devant les hommes qui surveillent l'entrée de l'ambasade en demandant s'il n'avaient pas vu un jeune homme comme-ci et comme-ca ( la description de Guillaume serait trop longue, alors je pense à vous mes chers lecteurs, j'abrège. Car je sais qu'une fiançée n'est jamais très objective et courte quand elle commence à décrire son fiançé.)Et... non, ils ne l'ont pas vu.
Au cas où, je fais trois fois le tour du bâtiment, des fois que Guillaume joue à cahce-cache, même si j'en doute.
Et puis là, une grande fatigue s'empare de moi, au moment même où la pluie s'empare du ciel. Il ne me reste donc plus qu'une seule à faire. Retourner à Waterloo et revivre cette aventure en sens inverse !
Prochainement : Comment je vous invite vivement à boycotter MacDo ...
Commentaires
souvenirs, souvenirs...
Dear laeticha (:)c comme ça qu'ils doivent t'appeler non?)
Thank you for these funny news!! j'attends avec impatience le boycottage de macdo.
bizzz de ta grande soeur
Clo
coucou
j'espère que tu as retrouvé Guillaume quand même!!!
à bientôt pour de nouvelles aventures
bisous
une future erasmus
coucou, je pars l'année prochaine à royal holloway, j'ai trouvé ton blog rigolo, j'aimerai vrmt profiter de tes conseils, peux tu me contacter par email ? Merci bcp
meluzine91@hotmail.com
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